14.08.2011

Compromis

L'intransigeance est à la fois l'attitude la plus délicate et la plus logique a adopter.

Par intransigeance j'entend l'intolérance ou la condamnation de l'acte déviant de la pensée que l'on s'est fixée.

Le dicton est très parlant : « qui ne dit mot consent ».

Certains adoptent l'attitude très à la mode du « je-condamne-mais-je-ne-dis-rien-parce-qu'il-ne-faut-pas-choquer ». Mon Dieu. Certes, qui suis-je pour juger ? N'étant pas la perfection même, je devrais me taire. Mais dans quel état est notre monde aujourd'hui!Un univers de prostitution de l'Homme au plus haut niveau. Chacun essayant de se vendre, de paraître sous son meilleur profil, de plaire, d'attirer....

Rappelez vous des litanies de l'humilité :

 

« du désir d'être aimé, délivrez moi Jésus »

 

Or c'est l'effet inverse qui se produit actuellement. Réseaux sociaux, soirées mondaines, même la messe a acquis un coté « m'a tu vu ? ». On n'y va plus par conviction mais par habitude. Et pourtant qui se rend compte de l'immense miracle qui se produit a chaque célébration du saint mystère ? Observons l'affligeant spectacle des fidèles discutant pendant la cérémonie, attendant plus ou moins patiemment la fin pour terminer leur conversation et rendons-nous compte que le vide de l'homme est indéniablement ancré dans les moeurs.

 

Alors face a cette débandade, face a cette mollesse et face au confort bourgeois qui encroûte de la classe populaire au nobliau, l'intransigeance semble la réponse la plus adaptée. 

Nous ne pouvons a aucun moment nous dire que ce n'est pas bien grave si nous manquons a nos devoirs parce qu'il suffit d'une fois. Tout ces gens aujourd'hui dans la fange ont commencé comme ça. « Ce n'est pas bien grave »... Puis de fil en aiguille, ils se cherchent des excuses de plus en plus bidon pour justifier leurs manquements. Puis vient la faute. Toujours le même « ce n'est pas bien grave », suivit d'un « je me confesserai quand j'aurais le temps ».Puis l'on oublie et l'on tombe. Encore. Toujours. Et la phase descendante continue jusqu'à ce que l'Homme désespère et ne croit plus en rien.

 

Mais l’intransigeance demande des efforts des plus considérables. Et le chemin le plus facile n'est généralement pas le bon. Accusés a tord d'extrémistes, les intransigeants sont uniquement en cohérence avec eux même. Ils ne flirtent pas avec l'autre bord.

Le drame de celui qui transige est qu'il se retrouvera tôt ou tard en désaccord avec ce qu'il a toujours préconisé. Et la le dilemme. Je ferme les yeux, sachant qu’après il sera difficile de faire marche arrière ? Ou je manifeste mon désaccord et je risque de déplaire. Le choix est évidement délicat, mais...

 

...Le jugement des hommes n'est que temporel, celui de Dieu éternel.  

Commentaires

La récurrence d' "intransigeance" me rappelle le fameux "les intransigeants", blog de pêchus qui me semble maintenant introuvable mais dont le survol était amusant. Connaissiez-vous?

Écrit par : Ootkonos | 15.08.2011

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En effet je connais ce blog d'étudiants catholiques. Il a été fermé suite a des problèmes avec l'hébergement.
J'aurai pu appeler ce post "intransigeance". Enfin bon, life is life...
N'êtes vous pas d'accord avec ceci ?

Écrit par : Lereac | 15.08.2011

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Mouis, cela aurait été plus en accord avec le fond, mais il colle bien tout de même.

Écrit par : Ootkonos | 16.08.2011

Comme a dit Coluche: "compromis, chose due".

En manifestant votre désaccord, à mon avis, vous énerverez tout au plus, je ne pense pas que vous déplairez à proprement parler. Car en effet, sur le fond, ceux qui transigent sont d'accord avec ceux qui ne transigent pas. Seulement, ils transigent. Rappelez-leurs que ce qu'ils font n'est pas bien, et vous les glacerez d'effroi pendant quelques instants de lucidité, avant qu'ils ne balayent leurs scrupules d'un revers de la main et fassent de nouveau comme si c'était pas si grave. Jusqu'au jour où certains se réveilleront pour de vrai et se bougeront le fion pour ne plus transiger. Dans de nombreux cas, on ne devrait sans doute pas dire "ils ne transigent pas avec l'autre bord", mais plutôt: "ils ne transigent plus avec l'autre bord". Que celui qui n'a jamais péché... Nous sommes humains, et je doute qu'aucun d'entre nous n'ai jamais "transigé" de sa vie...

Écrit par : $crooge Mc Duck | 15.08.2011

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Je ne pense pas que ceux qui transigent soit d'accord avec ceux qui ne transigent pas. Pour ceux qui transigent, les intransigeants sont durs, inflexibles, trop intégristes surement.

Mais encore un fois: ne pas leur dire, c'est transiger. Bon bien sur si c'est de nos amis nous pouvons nous permettre: je ne vais pas aller voir un individu lambda.
Et oui nous sommes humains mais de tout temps les lucides ont guidé ceux qui étaient dans l'erreur. Celui qui pense qu'il peu se sortir de sa merde seul est un imbécile notoire doublé d'un orgueilleux. J'ai transigé aussi, on m'a aidé, j'essaye autant que je peux de ne pas tomber.
C'est notre vie a nous tous catholique: "Je prend la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence."

Écrit par : Lereac | 16.08.2011

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